L’idée est née d’un défi vu sur YouTube
Tout est parti d’une vidéo. Casquette Vert — de son vrai nom Alexandre Boucheix — avait relevé le défi de traverser 5 pays, entre autre le Luxembourg, avec un ami. Deux Parisiens qui débarquent chez nous, traversent notre pays de part en part, et en font une aventure.
En regardant ça, une pensée s’est imposée : si deux Parisiens traversent le Luxembourg, pourquoi pas nous — nous qui habitons ici ? L’idée était lancée. Je l’ai proposée à ma fille, qui adore les défis. Réponse immédiate : oui.
Une tradition qui grandissait avec elle
À cette période, je ne me considérais pas encore comme un ultratraileur, loin de là. Mes sorties se limitaient à des distances raisonnables — entre trente et quarante kilomètres. Rien d’exceptionnel.
Puis une idée a doucement pris forme. Avec ma fille, nous avions déjà vécu une première expérience de trail long : pour ses quinze ans, nous avions parcouru cinquante kilomètres ensemble. Pour ses dix-sept ans, nous avons donc décidé d’aller plus loin. Beaucoup plus loin. Cent kilomètres.
Le 31 août, à vingt-deux heures, nous sommes partis du nord du Luxembourg en direction de Huldange. Il pleuvait. Fort. Et cette pluie ne nous quitterait pas pendant les six premières heures — en pleine nuit, au cœur des Ardennes.
L’obscurité totale — juste nous et la forêt
La forêt était sombre, tellement sombre — voire noire totale. Aucune lune, rien. Il n’y avait que nous et l’obscurité. Les branches craquaient sous l’effet du vent. Une situation bien particulière pour nous, et surtout pour ma fille de dix-sept ans.
Seules nos lampes frontales éclairaient le sentier et nous permettaient de distinguer racines, cailloux et autres trous remplis d’eau — autant de pièges que nous devions éviter. Courir de nuit dans les Ardennes, c’est accéder à une autre dimension du trail : plus brute, plus intime, plus vraie.
Cette double sensation en même temps : enfermés dans l’obscurité — la nuit noire, la pluie, le vent — et de l’autre côté, la liberté d’être dans la nature, libre, avec sa fille à ses côtés. Une sensation tout à fait exceptionnelle, merveilleuse.
Un lien qui se crée dans le silence
Cette nuit-là, quelque chose de particulier s’est créé entre nous. Un lien fait de fatigue partagée, d’encouragements discrets, de silences — ces moments où nous n’avons pas besoin de mots pour nous comprendre.
Ce n’était pas seulement son anniversaire. C’était aussi, d’une certaine façon, le mien. Quel moment, lorsqu’on y repense. J’ai également fêté mes dix-sept ans ce soir-là — ceux de la première fois où j’ai compris ce que le trail ultra-longue distance peut construire entre deux êtres.
L’arrivée — et une récupération surprenante
Nous avons bouClé ces 103 kilomètres en un peu plus de quatorze heures. Nous étions bien entendu fatigUés. Me concernant : muscles lourds, articulations sollicitées. Mais chose étonnante, le cœur et le souffle répondaient parfaitement. Pas d’alerte, pas de problème particulier. Juste de la fatigue mécanique, ce qui semble parfaitement normal au vu du périple et de la distance parcourue.
À l’arrivée, épuisés musculairement mais heureux, nous avons célébré ça autour d’un gâteau d’anniversaire bien mérité. Comme souvent après un gros effort, j’ai pris mes cinq grammes de moringa — cinq gélules — fidèlement, presque machinalement. Oui, c’est devenu un automatisme après un effort intense.
Le lendemain, la récupération m’a surpris. Un peu de raideur dans les jambes, une douleur au niveau du tibia, évidemment, mais rien d’anormal. Hydratation avec électrolytes, bon massage des jambes, des cuisses, des mollets, puis étirements de tout le corps.
Résultat : deux jours plus tard, je pouvais déjà recourir doucement, sans douleur marquée.
Ce que ce premier 100 km m’a appris
- Le rythme compte plus que la vitesse. Partir vite la nuit sur 100 km, c’est une erreur que le corps ne pardonne pas au kilometre 60.
- Le silence entre deux personnes peut être la plus belle des conversations. Il n’y a rien à prouver à 3h du matin dans une forêt ardennaise.
- La récupération se prépare avant l’effort. La nutrition régulière, les routines, les suppléments naturels — ça se construit sur des années, pas sur une nuit.
- Un anniversaire en trail, ça ne s’oublie pas. Ni pour le père, ni pour la fille.
Questions fréquentes
Peut-on courir 100 km sans entraînement spécifique ultra-trail ?
Pas sans préparation, mais pas besoin d’être un ultra-traileur confirmé. Une base solide de sorties longues (30-40 km régulièrement), une bonne gestion du rythme et une alimentation adaptée permettent de réaliser un premier 100 km. La clé est de ne pas partir trop vite et d’accepter que la nuit et la fatigue font partie de l’expérience.
Comment récupérer après un ultra-trail de 100 km ?
La récupération après un 100 km passe par une bonne hydratation avec électrolytes, des massages des jambes, des étirements progressifs et du repos. Des suppléments naturels comme le moringa, utilisé régulièrement avant et après l’effort, peuvent soutenir la récupération musculaire. Il est normal de reprendre la course douce après 48 à 72 heures selon le niveau de fatigue ressenti.
Le moringa aide-t-il à la récupération en trail ?
Après 11 ans de consommation régulière, je suis convaincu que le moringa joue un rôle dans la capacité du corps à encaisser les efforts intenses et à récupérer plus vite. Ce n’est pas un miracle — c’est un allié discret mais constant. Mon livre détaille cette expérience de onze années de pratique.
Traileur luxembourgeois, auteur du livre gratuit « Le carburant naturel du traileur ». 11 ans de consommation régulière de moringa, des dizaines de milliers de kilomètres dans les pattes — et une fille qui court aussi vite que moi dans la nuit des Ardennes.
À lire également
Courez pour vous — et parfois, courez pour ceux que vous aimez.
Seb
— Seb Run Nature
